Réouverture de Teafortwo

Publié le par La Peintre

Après une sérieuse remise en question en ce qui me concerne, j'ai eu envie de renouer avec un passé pas si lointain que cela. Après tout, nous n'avons fermé Teafortwo qu'un an. Et la réaction de Marilyne, la charmante épouse de mon frère Jean-Marc, que j'ai redécouverte il y a quelque mois (grandes voyageuses toutes les deux, nous ne nous connaissons pas beaucoup en réalité), m'a décidée à reprendre le cours de notre blog. Je ne sais pas si Gilles interviendra, mais je me doute bien qu'il ne résistera pas bien longtemps à la tentation d'écrire un mot de temps à autre.

Bilan de bientôt 3 ans de vie au Québec : la vie est dure, mais nous ne quitterions cette province pour rien au monde. Je l'avoue, nous avons été plus que tentés par la Colombie Britannique, mais finalement nous restons ici au Québec, même si parfois nous nous faisons encore traiter, sinon de maudits français, du moins de français tout court (ce qui n'est pas mieux). Ce qui est un comble pour une province qui tente par tous les moyens de défendre la francophonie. Nous sommes peut-être des immigrants, mais au moins, nous parlons français. À part nos amis Diane et Michel, le fait est que nous n'avons pas d'amis québécois et qu'il est très difficile, sinon impossible, de s'en faire. Mais peu importe : en tant que citoyens du monde, nous évoluons dans un milieu multi-culturel et côtoyons des anglophones, des francophones, des français arrivés au Québec depuis l'enfance (n'est-ce pas Véro), des néo-québécois comme nous (n'est-ce pas Bree et Michel). Tout ce beau petit monde représente notre famille de coeur, celle que nous avons choisie. Sans compter que je vais bientôt retrouver certains membres de ma famille par le sang, mes cousins Béa et Olivier qui vivent avec conjoints et enfants dans le New Jersey, à quelques heures de route d'ici. Nos racines plongent ainsi à la fois dans le passé et le futur, et s'entremêlent d'un continent à l'autre.

 

En ce qui me concerne, je termine ma deuxième année de doctorat. C'est dur. Très dur. Je me suis carrément payé un petit burn-out le mois dernier, ce qui m'a décidée à réorienter ma vie d'une manière plus positive si je ne voulais pas la brûler de tous les côtés. Douleurs, nausée, essoufflement, sans compter la prise de poids due au manque d'exercice (et c'est encore le moindre de mes maux). Dans mon esprit, un doctorat, c'était 3 ans de travail dur et acharné. Je me basais sur la connaissance que j'avais d'un doctorat en France, tout au moins à Paris 8. Grave erreur : aux États-Unis et au Canada, il faut compter au moins 6 ans. Bon, j'aurais peut-être pu le faire en 5 ans, puisque j'en arrive à l'examen de synthèse en seulement deux ans, alors qu'il faut le plus souvent en compter 3 pour y arriver. Mais à quel prix ... Plus de soirées en famille, encore moins de sorties en couple, plus de soirées lectures comme je les aime tant, plus de sport. Plus de Teafortwo, ça c'est sûr. En plus il faut participer à des conférences, des colloques, publier, etc. Quelle sinécure. Je préfère peindre. Même si, je l'avoue, les conférences sont plus qu'intéressantes. Mais à tout prendre, je préfère encore la peinture. Sans compter que de toute façon, je le vois bien, ce doctorat ne me mènera à rien d'autre qu'un bout de papier. Depuis l'an dernier j'ai postulé à 5 emplois de prof de peinture dans diverses universités à Montréal, Québec et Ottawa, pour lesquels j'avais toutes mes chances et d'excellentes recommandations. Rien n'a donné. Préférant prendre les devants plutôt que d'attendre une hypothétique offre d'emploi, j'ai décidé d'ouvrir ma propre école d'art. Ce que j'ai fait en février. Cela démarre tout doucement, mais je pense qu'elle va vraiment bien marcher à partir de septembre, car j'ai tous les contacts qu'il faut dans ce domaine. Et là, un doctorat ne me servira vraiment à rien. Conclusion : le 26 mai au soir (après mon dernier examen oral) je serai libre comme l'air, le certificat de mon examen de synthèse en poche. Un nouveau cycle de terminé. Et là, j'ai bien l'intention de ne vivre que de peinture, d'amour et d'eau fraiche (quoique ... je n'ai rien contre un bon petit bordeaux de temps en temps).

Pour Gilles les choses vont mieux aussi. Il a commencé un nouveau travail depuis hier, agent administratif dans les travaux publics. Il va pouvoir exploiter ses talents d'archivistes, avec des défis à relever beaucoup plus stimulants que la boulange, d'autant plus que, même si c'était pour lui un métier coup de coeur, c'est vraiment, je persiste et signe, un métier de chien, avec des conditions de travail difficile et absolument incompatibles avec une vie de famille.

Quand à Ziggy, c'est un beau petit gars de 4 ans 3/4, très turbulent et malicieux. Il entre à la maternelle en septembre et ira dans une école alternative. Cyran est un grand beau gars de bientôt 22 ans, fou de chevaux, qui va probablement en faire son métier. Nous venons d'acheter conjointement un cheval, qu'il va entraîner pour la saison 2011. Julia, toujours en France, va sur ses 24 ans et étudie le russe et la musique. Je caresse l'espoir qu'elle nous rejoigne un jour ... d'ailleurs, elle m'a appelé le mois dernier pour me demander si elle pourrait venir poursuivre ses études à Montréal. Affaire à suivre ...

Voilà pour notre grand retour. Une fois n'est pas coutume, il n'y a pas de photo dans cet article. Mais nous allons nous rattraper c'est certain, d'autant plus que la cuisine est en travaux. Photos de notre maison incessamment sous peu ...


Publié dans Tea for two

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Nancy 21/05/2010 04:18



Je suis la collègue de Miss Cherrybbee, aux RH de l'Agence, tu te souviens ?  Heureuse de savoir que la vie reprend un meilleur sentier; beaucoup de choses se sont passées en un an, dites
donc !


En tout cas, bonne chance à Gilles dans son nouveau travail ... et à toi pour ton école d'art. 


Mais pour ce qui est des « maudits Français », je reste toujours aussi étonnée ... Tous les Français disent la même chose ... et précisent également qu'il n'arrivent pas à se faire d'amis
québécois.  Peut-être cela prend-il bien des années, je ne saurais dire.  J'ai en effet cru constater, en lisant différents blogs, que les Français se tiennent beaucoup entre eux; ils
sortent entre eux, bloguent entre eux, etc. Je dois être une des rares Québécoises à visiter le blog de Cherrybee, sinon la seule !


Bonne chance pour la suite et passez un bel été; profitez-en pour vous reposer et regarder le temps passer.


Nancy



Bree 17/05/2010 04:28



Hey, vilaine! Tu m'avais pas dit que tu avais réouvert ton blog!


Je le remets dans mes favoris! Gros becs!



vero 14/05/2010 02:34



quelle bonne nouvelle que de reprendre votre blog...


toi seule ou à 2...


bon retour


bizzz



Anne-Laure 11/05/2010 16:14



qu'est ce que ça fait plaisir de retrouver la vraie Zaza, celle qui écritt, qui boit du bon vin et mange  du fromage qui pue, qui rigole et qui peint sans se prendre le chou...


Je découvre ce que tu as vécu et pas encore raconté, en fait c'est un peu comme s'il y avait eu une césure qui se referme... Bon on reprend le cours de la vraie vie quoi!!!!


A quoi ça sert le petit bout de papier si ça ne mène nulle part.... Ca adû être dur pour Gillou aussi!


Et le Zigounet qui grandit... 5 ans dans quelques jours; bin wi je ne suis pas près de l'oublier çui là puisque tu es venue avec lui, petite crevette rose, mon petit filleul gigoteur, à mon
mariage le 18 juin 2005....


Et le cercle qui va peut-être se reformer avec la number 4 Julia la mystik!