Merci à tous pour vos gentils commentaires !

Publié le par La Peintre & le Samouraï

Ca fait plaisir de se sentir soutenu dans ses projets ! En plus ça m'a permis de découvrir plein de nouveaux blogs intéressants, que je vais m'empresser de retourner visiter, au lent  rythme tranquille de mes virées internautiques (en moyenne 1/2 heure par jour).
Nos non-résolutions prennent une bonne voie. Gilles a eu confirmation de son embauche par Première Moisson pour le mois de juillet : il ne reste plus qu'à attendre sa certification par la Délégation du Québec et ensuite le visa permanent ne devrait plus tarder, même si c'est moi le requérant principal (je n'ai pas d'offre d'emploi et pour cause, je suis mon propre employeur). Cyran est pré-inscrit à l'UQAM et à l'Université de Montréal mais il y a de fortes chances pour qu'au final ce soit l'Université de Montréal, vu que tout le monde nous en dit du bien. Gilles a visité des maisons sur la rive sud de Montréal ce week-end, et j'ai reçu par courriel 38 pages de propositions ! Après avoir éliminé les maisons avec piscine ( Gilles n'aime pas l'eau et moi j'aime trop ça pour me contenter d'une baignoire, je préfère aller nager dans un bassin digne de ce nom ) ; les maisons avec des chambres trop petites ( j'ai eu la surprise de découvrir qu'il y avait des chambres de 6m2 !!! ), il nous reste finalement encore pas mal de choix sur La Prairie et le Vieux Longueuil. Je pense louer un atelier d'artiste sur Montréal même, mais je me dis que finalement Longueuil même, c'est peut-être pas si mal ? On verra bien. En tout cas je ne dois pas négliger un public anglophone, car au cours de l'hiver 93/94, date à laquelle j'avais ouvert un 1er atelier rue Saint-Denis, j'avais autant d'anglophones que de francophones, voire même un peu plus.
Que de questions ... Qui ne peuvent pour le moment n'être que sans réponse, vu que nous sommes encore pour 6 mois coinçés ici. Je piaffe, je trépigne !!!
J'ai toujours voulu partir. Déjà à l'âge de 18 ans j'ai failli rester en Californie, on m'avait proposé un job dans une agence de voyage là-bas. Mais j'ai voulu terminer mes études d'abord. Pour ce que cela m'a apporté, j'aurais mieux fait de rester là-bas ! Ensuite j'ai lorgné vers l'Australie, à nouveau les Etats-Unis, et même le Brésil. Puis le grand départ pour le Canada, en 93. Et retour à la case départ, à cause des enfants.
En tout cas cette fois-ci, c'est la bonne. Nous tournons résolument le dos à la France. Nous continuerons sans doute à voter, histoire de conserver nos racines. Et puis il ne faut pas se leurrer, le Canada ce n'est pas l'Eldorado. C'est juste un autre pays. Mais un pays où le fait de changer de métier à 45 ans n'est pas mal vu (le fait est que jamais Gilles ne trouvera de travail aussi facilement en France), où le fait d'être artiste n'est pas non plus mal vu, et où il est possible de faire son trou, à condition d'avoir de l'énergie et de la volonté. En France tout est fait pour décourager l'initiative individuelle, et les prétendues aides à la création d'activité ne sont que des leurres pour mieux nous écraser 2 ans après.

Isabelle

Publié dans Tea for two

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Ervalena 16/01/2007 12:36

 article peut paraître sévère... mais néanmoins il est juste car je suis d'accord avec ce que tu dis... si j'avais été seule, je pense que j'aurais fait comme toi, mais là à presque 53 ans, c'est déjà un âge canonique non? depuis quelque temps, ce n'est pas trop la joie de découvrir comme le temps file à une vitesse supersonique! En tout cas, il faut saisir l'occasion quand elle se présente, et ne jamais regretter sa décision. Je me suis souvent aperçu que la première impression (ou intuition) est souvent la meilleure.
Pour en revenir à Clémence, eh bien c'est le fiasco! La première journée d'essai n'a pas été concluante: elle est encore tombée sur un resto où on ne respecte pas les nouveaux, où on ne lui montrait et expliquait rien, et où les gens pètent plus haut que leur ... pour parler poliment. Dans tous les emplois précédents, elle mangeait avant l'arrivée des clients. Là, elle a dû attendre 15h, elle crevait la dalle... et elle est partie à 16h (aulieu de 15h comme soit disant prévu...) Puis on lui a dit que c'était 39h! et non 33h (au même tarif). La serveuse travaillait depuis 6h du matin! et ne mange pas avant 15h, c'est n'importe quoi! et le fils du patron qui sortait soit disant de l'école hôtelière lui faisait sans cesse des remarques pour lui montrer "qu'il savait". Bref, elle  a dit qu'elle ne voulait pas continuer... mais perturbée, elle a oublié ses outils de travail u'elle doit rechercher demain! Hier soir, je la sentais en colère contre ces imbéciles. Elle ne se plaint pas. Elle est partie dormir, épuisée, puis elle est venue manger avec nous, mais je la sens de plus en plus dégoûtée par la façon dont le métier est considéré...
C'est triste, quel gâchis! Voilà 2 mois qu'elle cherche! Elle est toujours décidée à passer le concours d'infirmière, mais c'est pareil! C'est un métier dur physiquement et mal considéré, mal payé... et 3 ans d'études... ce n'est pas fini§ Dans quelles conditions? elle n'aura pas de salaire! Elle me dit qu'elle veut essayer et voir après...
En fait, Clémence ne sait pas vraiment pourquoi elle est douée. Iro,ei de l'histoire: je la retrouve chez moi à 25 ans alors qu'on me l'a retirée de 9 ans à 17 ans!!!
je lui instille de temps en temps le Canada... mais bon, c'est tout un travail de prise de conscience.
En tout cas bravo pour l'engagement de Gilles à 1ère moisson!  Alors qu'il n'a même pas fini son recyclage! C'est formidable et une preuve de confiance!
ca ne rend que le goût des choses plus amer ici...
 
je vais te dire un truc: samedi nous sommes passés par Chanteloup-en-Brie, Montévrain pour aller à Serris et Val d'Europe faire les "soldes"... Le paysage avait déjà chngé en 3 mois! Bientôt il n'y aura plus de prairies et de champs autour de la Vallée de Marne-et-Gondoire! C'est dingue, on construit à tour de bras!J'ai été tellement choquée que je me suis mise à pleurer dans la voiture...
Voilà où j'en suis! :-(
va falloir que je fasse des photos et un article sur la question!
Hervé lui s'est inscrit à l'APEC pour prendre un RV. Un bilan de compétences coûte 2300 euros!!! :-(
lui aussi réfléchit à son avenir: lequel? comment? à bientôt 54 ans!

La Peintre & le Samouraï 16/01/2007 13:43

Eh oui, pourquoi crois-tu qu'on s'exile ? En ce qui concerne Clémence, la réponse est en elle, au fond de son coeur. Si elle veut continuer dans la cuisine elle devrait peut-être sérieusement penser à faire un stage à Montréal. Elle m'a dit qu'elle serait prête à partir comme fille au pair avec nous, mais pourquoi accepterait-elle de faire un job de baby-sitter qui donne juste de l'argent de poche, alors qu'elle peut gagner sa vie correctement ? C'est un manque flagrant de confiance en soi. Par contre, c'est vrai que c'est difficile de travailler avec des français. Quand je faisais du secrétariat je m'entendais super bien avec les boites nordiques ou anglo-saxonnes. Mon boss préféré était hollandais, et pourtant je travaillais dur ! Mais c'était du travail intelligent. Alors que chaque fois que j'ai du bosser pour un français je me retrouvais piégée dans des problèmes de hiérarchie à la noix, où le patron préfère que l'employé fasse du mauvais boulot mais soit aplati par terre à ses ordres plutôt que de remettre en cause son autorité, même si c'est dans l'intérêt de la boîte. C'est complètement stupide, mais c'est la mentalité française : valoriser la position sociale au détriment de la compétence. Gilles me dit que les seules personnes avec qui il a un peu de mal dans le boulot sont 2 jeunes français de 25 ans qui se la pètent, justement parce qu'ils sont français et se croient supérieurs  !!!Pour en revenir à Clémence, si elle change de métier, il faut que ce soit par CHOIX. De toute façon on en revient toujours à ses 1ères amours, alors autant que ce soit tout de suite, même si c'est difficile. Peut-être y a-t-il juste quelques petits réajustements à faire.Pour Hervé et toi , non mais qu'est-ce que ça veut dire, on a 53 et 54 ans ?!? Vous en avez encore pour au moins 30 ans, alors au moins que ça en vaille la peine, non ? C'est sûr que la vie à Marne la Vallée, c'est pas la joie. Mais en cherchant bien, vous trouverez bien de nouvelles ressources au fond de vous, non ? En ce qui te concerne il y a la peinture, les massages, l'écriture ... Qui sait si la blogosphère ne va pas t'ouvrir de nouveaux horizons !