Au revoir le lutin !

Publié le par La Peintre

Tu as chaussé tes chaussures rouges pour aller danser avec les anges de l'autre côté du ciel bleu, laissant tes petits lutins affronter tous seuls leur destinée.
Mais ils sont beaux et forts, tes lutins ! Quelles que soient les épreuves que la vie leur réserve, je souhaite de tout coeur qu'ils restent unis et affrontent les hauts et les bas de l'existence en se souvenant du rire cristallin de leur maman.
Je garde dans mon coeur le souvenir d'une sacrée petite bonne femme, qui se sera battue toute sa vie pour défendre ses petits et réaliser ses rêves. Artiste jusqu'au bout des ongles, tu n'étais probablement pas suffisamment armée pour faire face à l'hypocrisie et à l'intolérance de cet univers cruel. La preuve : nous qui étions les meilleures amies du monde, de vraies soeurs spirituelles, avions laissé la vie nous séparer. Comme ça, pour rien.
Mais je me souviendrai jusqu'à la fin de nos fous rires, de nos marches la nuit rue des Trois frères à Montmartre, de notre admiration pour David Bowie, de nos bains de minuit, de nos séances de peinture, de notre rêve fou de partager un jour une grande maison avec des enfants courant partout et, surtout, un piano.

Mais voilà, tu es partie.

J'espère que là
où tu es tu vas poursuivre tes rêves et enchanter les anges. Ils sont déjà sous le charme, j'en suis sûre.

Demain j'irai déposer une fleur au sanctuaire de Sainte Kateri pour toi.

Publié dans Amis

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ervalena 13/06/2008 22:12

Revenue ici, je lis vos commentaires qui sont très touchants et plus que jamais m'incitent à faire ce en quoi je crois, ne pas traîner sur les détails superflus, aller à l'essentiel. Dans le mot essentiel, il y a essence... tout le concentré de la Vie. J'ai relu ton 2ème mail d'aujourd'hui concernant vos projets "prochement futurs", pour l'étape suivante. Si vous y croyez, n'attendez pas, foncez, bien sûr on dit "hâtez vous lentement", c'est à dire qu'il faut bien assurer ses arrières, mais ne pas hésiter à se jeter à l'eau quand on aime ce qu'on a choisi de faire!. je pense souvent à vous de l'autre côté de l'atlantique proches et lointains à la fois!!!

cherrybee 25/05/2008 02:45

Il y a de sales moments comme ça à affronter dans la vie. Ils nous rappellent néanmoins quelques vérités. Savoir écouter même les silences, profiter de la vie, ne pas remettre à demain ou à plus tard sour prétexte de fausses excuses.Marie nous aura aidés à nous en souvenir.Une grosse pensée pour ses enfants.Et vous, passez un bon week-end à vous aimer. 

La Peintre 26/05/2008 04:07


Le week-end est terminé et on en a bien profité : vivre l'instant présent, c'est ça qui est important. Et aussi, savoir prendre des risques quand il le faut, pour ne pas avoir de regrets après.
Mais ça, nous le savons toutes les deux, sinon nous ne serions pas ici !


le Samouraï 23/05/2008 19:01

Le pont entre les deux mondes ne tient qu'a un fil.

vero 23/05/2008 00:34

j'allume une bougie pour Marieune pensée pour elle et sa famillebizzz à toi ma peintreXXX

La Peintre 23/05/2008 03:20


Merci pour elle. Si tu l'avais connue je suis sûre que tu l'aurais aimée toi aussi. En tout cas sa triste histoire nous pousse à avancer. Il faut prendre le risque de vivre notre vie avant qu'il
soit trop tard. Et il faut dire  à ceux que nous aimons, que nous les aimons. Nous aussi à la maison, nous avons allumé une bougie pour Marie, et j'espère que tous ceux qui l'aiment le feront,
pour jeter un pont entre ce monde et l'autre.
Bises à toi aussi :-)


ervalena 21/05/2008 12:44

Oh non... s'agit-il de la petite Marie  avec qui nous sommes sorties à Barbizon etqui dessinait si bien? Je n'arrive pas à le croire... Je ne trouve pas les mots...Il n'y a juste que le silence et la compassion pour ceux qui doivent continuer malgré tout!

La Peintre 22/05/2008 03:59


Et la prière. Je suis allée me recueillir ce matin sur la tombe de Sainte Kateri, une sainte amérindienne du XVIIème siècle. J'espère qu'elle étendra sa protection sur Marie et sur ses enfants,
surtout le petit dernier qui aura connu sa maman malade la moitié de sa vie. Elle aurait eu 46 ans en juin. Sans doute n'était-elle pas faite pour ce monde ... Trop artiste, trop sensible, trop ...
je ne sais pas. Peintre, musicienne, poète, femme, fée, elle était tout cela à la fois. Quand on songe au côté éphémère de la vie on ne peut que se battre pour réaliser ses rêves, envers et contre
tout. Marie s'est battue, elle a perdu. Nous avons la chance de pouvoir continuer à nous battre. Alors battons nous ! Pour Marie, pour ses enfants, pour ceux que nous aimons.