Dimanche 15 avril 2007
Comme tous les mois nous participons à la REDAC du mois avec nos amis internautes dont les blogs sont cités en lien, colonne de gauche.
Le sujet est d'une actualité brûlante pour nous, français de France :
" L'ELECTION PRESIDENTIELLE FRANCAISE "
Ouh là ! L'enjeu est de taille. Nous autres français sommes assez doués pour la polémique : il nous est impossible de parler politique sans nous étriper. Alors, écrire sur la politique, c'est encore pire ...Le sujet est d'une actualité brûlante pour nous, français de France :
" L'ELECTION PRESIDENTIELLE FRANCAISE "
Une fois de plus c'est La Peintre, encouragée de son Boulanger Samouraï, qui prends la plume, tremblante d'appréhension à la pensée des foudres internautiques qui vont lui tomber sur le dos. Mais peu importe, il suffit de se lancer.Alors je plonge.
Pendant de longues années je n'ai pas voté. C'était d'abord par négligence, ayant déménagé tellement souvent que j'oubliais de me réinscrire sur les listes électorales de chaque nouvelle résidence. Eh puis, aucun candidat ne répondait à mes aspirations. Dans les années 80/90, me sentant déjà très concernée par l'écologie, j'annonçais : "Je voterais bien Cousteau", déchaînant les moqueries autour de moi. Les écologistes politiciens ne m'ayant jamais vraiment convaincue, je ne voyais que le Commandant Cousteau comme candidat possible. Ou alors quelqu'un qui aurait été VRAIMENT concerné par la survie de notre planète. Le problème des politiciens, c'est qu'ils ne voient pas plus loin que le bout de leur mandat, alors qu'il faudrait gouverner un pays sur la base d'une prospective intelligente prenant en compte le développement de la population en parallèle à l'évolution des ressources. Ce qu'aujourd'hui on appelle le développement durable, quoi.
Cette année je vais voter, pour ne pas me sentir frustrée comme en 2002 de n'avoir pas pu m'exprimer. Mais pour qui ?!?
On ne voit que des candidats à l'égo démesuré qui ne savent dire que : "MOI je", "Quand JE serai président", "Votez pour MOI". Du bla-bla, des promesses qui caressent les électeurs dans le sens du poil tout en les prenant pour des enfants. Augmenter les salaires, baisser les impôts, donner du travail à tout le monde, assurer un revenu étudiant, augmenter les retraites, résoudre les problèmes de l'immigration, de l'insécurité, de l'intégration de la France dans l'Europe : tout cela c'est très joli, mais comment et surtout avec quel argent ? Je constate en tout cas qu'aucun candidat, à part José Bové et Dominique Voynet, ne s'engage pour le pacte écologique de Nicolas Hulot, qu'ils ont pourtant presque tous signé (à part Jean-Marie Le Pen qui a clairement annoncé qu'il ne se sentait pas du tout concerné par la survie de la planète).
Les 12 candidats ne pensent qu'au pouvoir pour le pouvoir, sauf peut-être Arlette Laguiller. Alors, pour qui voter ? Le choix est difficile.
Notre futur président sera probablement l'un de ces trois candidats. Saura-t-il/elle répondre aux aspirations des français tout en maintenant la France au niveau des grandes puissances internationales ? L'enjeu est de taille.
Mais pour le moment j'ai plutôt l'impression d'assister à une bagarre de cour de récréation, prélude à une distribution de bons points qui assurera au gagnant le statut de chef de classe. Nous sommes loins de la qualité des débats de 1974 et 1981 entre Valéry Giscard d'Estaing et François Mitterrand, actuellement repris au théâtre de la Madeleine par Jean-François Balmer et Jacques Weber.
J'ai cependant trouvé quelques bonnes idées chez certains candidats. Promouvoir les petites et moyennes entreprises pour Philippe de Villiers, favoriser les travailleurs au détriment du patronat pour Gérard Schivardi, contrôler le nucléaire chez José Bové, créer un ministère de l'immigration pour Nicolas Sarkozy. En tant que futurs émigrants au Canada, nous ne pouvons qu'approuver une politique de contrôle de l'immigration car nous nous sommes soumis bien volontiers aux exigences de la province du Québec, avant celles du gouvernement du Canada. Si la France faisait la même chose, ce serait un scandale sans précédent.
En dehors de notre amour pour les paysages du Canada et de la Belle Province, notre décision d'émigrer repose sur deux constats :
- Nous sommes fatigués du système social français fondé sur l'assistanat ;
- Nous voulons créer notre emploi sans avoir de bâtons dans les roues.
- Nous voulons créer notre emploi sans avoir de bâtons dans les roues.
Il aurait presque mieux valu qu'il reste au chômage sans rien faire, on lui aurait versé sans moufter une allocation chômage. Bon, on ne va pas pleurer, en principe il va quand même obtenir une aide de 700 € : avec ça on va pas rouler sur l'or, mais c'est mieux que rien.
A quoi ça sert de cotiser autant si c'est pour encourager les fainéants à ne rien faire et pénaliser les courageux qui tentent par tous les moyens de s'en sortir ? A quoi servent les cotisations sociales, franchement ?
Rappelons tout de même que les cotisations sociales, c'est 25% pris sur le salaire de l'employé et 40% de cotisations patronales en plus pour l'employeur. C'est énorme. Est-ce qu'il ne vaudrait pas mieux cotiser un peu moins de chaque côté, ce qui permettrait d'une part, d'assurer des revenus décents aux salariés et d'autre part, de favoriser de nouvelles embauches ? De nombreux petits patrons, des artisans, des travailleurs indépendants, se privent de personnel parce que cela coûte trop cher d'embaucher.
Mais non. La France préfère COTISER, soit-disant pour assurer la sécurité de l'emploi, pour garantir des allocations chômage et pour je ne sais quoi encore, ce qui au final contribue à augmenter le nombre de chômeurs.
Quant à moi, je suis artiste-enseignante. C'est-à-dire que je vends des tableaux d'une part, et que je donne des cours d'arts plastiques d'autre part. Le tout en étant à mon compte, en tant que travailleur indépendant. Quand je vends une toile, je n'ai que 15% de cotisations sociales, par l'intermédiaire de la Maison des Artistes. Par contre, quand je donne un cours de dessin, j'ai 40% de cotisations sociales, par l'intermédiaire de l'Urssaf. Conclusion : j'ai arrêté mon activité d'enseignement en France car cela me coûte trop cher. Si j'avais, comme pour mon activité d'artiste, 15% de charges, non seulement je pourrais vivre de mes cours, mais en plus je pourrais embaucher une personne pour m'aider. Résultat : deux chômeurs en moins !
Mais non. La France veut la SECURITE de l'emploi, système sclérosé qui à la longue crée du chômage. A un contrôleur de l'Urssaf qui était venu me contrôler, j'avais posé la question suivante : préférez-vous me voir pointer à nouveau à l'Anpe ? Il m'a répondu OUI.
Où est la logique dans tout ce cirque ? Au risque de passer pour une facho (en France tout au moins c'est ainsi que l'on me percevra) je pense qu'il est urgent de baisser les cotisations sociales pour les ramener à 15% maximum, juste pour la caisse maladie et la caisse retraite : cela inciterait plein de gens à créer leur emploi et à se bouger pour développer leur activité.
Mais non. La France veut être ASSISTEE.
Le résultat de ce système d'assistanat : de plus en plus de chômeurs, des actifs qui ne trouvent pas de logement (cf. mon article du 18 janvier) et un pays qui avance à grands pas vers la faillite parce que ses habitants sont empreints de morosité.
Alors oui, nous partons, non pas vers un nouvel Eldorado (faut pas rêver non plus), mais vers un pays qui encourage l'initiative individuelle et la prise en charge de chacun par lui-même et non par l'Etat.
En attendant nous allons voter dans ce charmant bureau de vote, l'école du coin. Enfin, Gilles votera pour moi, puisque je serai à Montréal.
Par La Peintre & le Samouraï
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Publié dans : La rédac du mois
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