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Les bonnes manières, le savoir-vivre, la politesse, la bonne éducation
Au sujet des bonnes manières à table, Erasme écrivait en 1530 dans "L'Education des enfants" :
« Si on distribue des serviettes, pose la tienne sur ton épaule gauche ou sur ton bras.
Si tu t'attables avec des gens de qualité, ôte ton chapeau mais veille à être bien peigné. À droite le gobelet et le couteau, à gauche le pain.
Ne plonge pas le premier tes mains dans le plat que l'on vient de servir: on te prendra pour un goinfre et c'est dangereux. Car celui qui fourre, sans y penser, quelque chose de trop chaud dans la bouche, doit le recracher ou se brûler le palais en avalant.
Il est bon d'attendre un peu pour que le garçon apprenne à maîtriser ses instincts.
C'est d'un paysan que de plonger les doigts dans la sauce. On prend ce qu'on désire avec le couteau et la fourchette sans fouiller le plat tout entier comme font les gourmets en s'emparant du morceau le plus près de soi.
Il est discourtois de lécher ses doigts graisseux ou de les nettoyer à l'aide de sa veste. Il vaut mieux se servir de la nappe ou de la
serviette. »
En France il est de bon ton de poser les mains sur la table (pas les coudes) et non sous la table, comme en Grande-Bretagne. De même, l’usage de la fourchette est vivement recommandé, alors qu’en Afrique du Nord on mange avec ses doigts. Au Québec, à moins de connaître ses voisins, on baisse ostensiblement le nez dans l’ascenseur alors qu’en France il est mal vu de ne pas se fendre d’un « bonjour » en entrant et d’un « bonne journée » ou « bonne fin de journée » en sortant. Par contre, à moins de vivre dans une petite ville, on ne salue pas les gens dans la rue. Je me souviens d’une jeune provençale de passage à Paris. En entrant dans le métro pour la première fois de sa vie, elle a lancé un tonitruant « bonjour » avant de récolter des regards noirs : les voyageurs croyaient qu’elle voulait faire la manche ! Question de culture … et de densité de population.
Dans certains milieux les enfants voussoient leurs parents et ne parlent pas à table. La galanterie exige que l’homme cède
le passage à une femme, lui tienne la porte ou avance sa chaise. Tiens, à propos, si je vous dis que Gilles ne me laisse jamais monter ou descendre de voiture sans ouvrir la portière, quitte à
faire le tour du véhicule, le croiriez vous ? Non ? Eh bien si, Gilles appartient à une espèce en voie de disparition. Sauf quand un banc de neige bloque l’accès à la voiture, que je dois me
frayer un chemin avec mes grosse bottes et que de toute façon on ne passe pas à deux. Dans ces cas là c’est chacun pour soi ! Mais il déneige le pare-brise. On ne peut pas tout avoir non plus
…
Je me moque un peu des usages et de la mode, j’aime bien dire des gros mots de temps en temps (ça me défoule) mais une chose m’horripile : le manque de savoir-vivre. Ne pas dire bonjour
au téléphone, ne pas saluer le chauffeur en montant dans un bus, regarder une personne de haut ou l’ignorer (par exemple, prendre des appels sur son cellulaire au lieu de parler avec la personne
qui se trouve avec vous). Nous ne sommes pas des objets, nous sommes des êtres humains ! Cela devient de plus en plus difficile dans notre société mécanisée où les gens ne sont plus des personnes
mais des numéros, mais ce n’est pas une raison pour se cacher derrière des principes et des machines. Et là, ce n’est plus une question de culture, mais de respect. Par contre, je déteste les
commerçants qui font des sourires artificiels avec des dollars plein les yeux. Ceux-là peuvent me faire les yeux doux tant qu’ils veulent et même dérouler le tapis rouge, l’intérêt qu’ils me
témoignent étant proportionnel à celui qu’ils portent à leur caisse enregistreuse, je fuis à toute vitesse et, par principe, je vais voir ailleurs si j'y suis. Ou alors je vais voir mes potes les
tontons flingueurs ! Eux ils ont de la classe ...


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